Cet été, j’ai suivi une formation via des webinaires sur ChatGPT et un MOOC sur l’architecture de contenu, histoire de voir à quel étage de cet édifice en perpétuelle reconstruction je me situais. Parce qu’il est toujours bon, en tant que freelance, de jauger ses compétences et d’être en veille sur un métier – la rédaction de contenu – qui évolue au rythme des algorithmes et de l’intelligence artificielle.
Alors premièrement, j’ai appris que les rédacteurs avaient traversé différentes « ères » dans le domaine de la rédaction de contenu. De rédacteur web à rédacteur de contenu web SEO, rédacteur hybride puis rédacteur augmenté, et enfin architecte de contenu. La première formation de rédacteur web SEO remonterait à 2017, date à laquelle j’ai moi-même commencé mon activité de rédaction de contenu. A vrai dire, je me suis sans cesse adaptée pour répondre aux enjeux de mes clients. Parce que j’ai la chance de travailler avec des partenaires, experts SEO et agences web, qui me permettent de toujours être au cœur des tendances du web marketing. Et puis, 20 ans en agences conseil en communication, ça aide aussi à aborder les problématiques de rédaction avec une vision élargie (à 360° comme on disait… bien avant l’ère des IA ;-).
Quid des contenus écrits par les IA ?

70% des rédacteurs web utiliseraient – plus ou moins bien – ChatGPT pour optimiser leurs missions de rédaction de contenus
Venons-en au fait. La question que tous les clients des rédacteurs web SEO se posent aujourd’hui : peut-on vraiment faire confiance aux contenus écrits par les IA ? Il y a ceux qui interdisent purement et simplement la rédaction à partir de l’intelligence artificielle, craignant pour leur intégrité et la crédibilité des sources. Ceux qui vérifient avec zeroGPT (bien que les résultats soient contestables). Ceux qui utilisent ChatGPT, faute de budget, et publient des textes que leurs concurrents auraient pu écrire, quasiment à l’identique. Et ceux qui font toujours confiance à leur rédacteur de contenu web SEO. Parce qu’il est aussi possible de bien utiliser l’intelligence artificielle et ses nombreux outils-assistants pour améliorer la qualité des contenus produits, sans tomber dans la facilité et la paresse intellectuelle. En effet, tout l’enjeu est là. Avant ChatGPT, le rédacteur web SEO utilisait l’outil de recherche de Google pour sélectionner lui-même les informations utiles à la rédaction de son article. Aujourd’hui, l’intelligence artificielle va elle-même choisir ces informations pour les restituer dans un article prérédigé.
Le travail du rédacteur web SEO, c’est tout d’abord, en amont, de définir les thématiques des articles ou pages à écrire, en fonction :
- de la stratégie du client,
- des tendances du marché,
- des attentes des personae,
- de la concurrence.
Au-delà de la rédaction de contenu, il s’agit d’un véritable travail de conseil éditorial et de web marketing qui peut se faire en partenariat avec une agence web, un référenceur SEO ou à l’aide d’outils spécifiques, si le rédacteur les maîtrise parfaitement bien et qu’il suit leur évolution régulièrement.
Ensuite, la mission du rédacteur web est de générer les mots-clés, ceux-là même qui permettront à la page d’atteindre le score SEO requis sur Google. Pour ma part, j’utilise Yourtext.Guru car il permet une optimisation sémantique en temps réel. Et puis, il faut aussi choisir des photos et/ou des graphiques pour illustrer l’article.
Comment optimiser son utilisation de ChatGPT (ou autre intelligence artificielle) ?
Règle n°1 : maîtriser l’art d’écrire un bon prompt (c’est-à-dire de poser les bonnes questions et de bien les cibler pour orienter au mieux la recherche de l’IA). Ne jamais oublier que le rédacteur doit garder le contrôle et reste garant de la qualité du texte produit. En réalité, il s’agit d’écrire un brief assez complet sur ses attentes et de dialoguer avec l’IA pour affiner ses réponses. L’idéal c’est de consulter plusieurs IA pour avoir des approches différentes.
Règle n°2 : vérifier les informations et les sources. J’ai plus d’une fois pris en défaut ChatGPT, qui s’est d’ailleurs platement excusé 😉
Règle n°3 : adapter les contenus au contexte et aux enjeux des marques. Notamment en les enrichissant par des chiffres issus d’études récentes, ou par des exemples concrets de la « vraie vie » du client.
Règle n°4 : retravailler la rédaction des textes en intégrant plus de mots-clés pour optimiser le score SEO.
Règle n°5 : rewriter les textes, pour donner un angle de vue personnalisé, et être au plus près de la tonalité éditoriale du client.
Reste une dernière étape qu’il est important de confier au rédacteur SEO, une fois la rédaction des textes validée par le client : leur intégration dans l’admin du site internet. Une autre phase permettant de finaliser la lisibilité des contenus et d’augmenter les performances SEO. Si vous utilisez WordPress, vous avez déjà dû voir ces smileys rouges, oranges et verts. Ils sont les indicateurs de la pertinence des contenus et signalent :
- Les phrases ou les paragraphes trop longs
- L’utilisation abusive de la voix passive
- Le manque de titres h1, h2, h3
- L’absence de mots de transition, etc.
- Les failles dans les balises html, Méta description, etc.
Bref, autant d’étapes cruciales qui demandent de l’expertise, un savoir-faire et du temps. Ce temps précieux passé par les clients, et parfois perdu, à essayer de dompter les outils d’intelligence artificielle. Parce que l’IA ne peut pas encore tout prendre en charge… et c’est tant mieux !
Ça me rappelle qu’il y a près de 20 ans, j’ai quitté un poste prometteur de directrice conseil dans une belle agence de com parce que je ne voulais pas me « e-transformer ». En référence à cette affiche qui trônait en face de mon bureau, dans un open-space de 200 m2 sur l’Île de la Jatte à Neuilly-sur-Seine. Et dire qu’aujourd’hui je suis devenue rédactrice SEO indépendante et que j’utilise l’intelligence artificielle ! Mais pour autant, je crois toujours en l’intelligence humaine pour apporter cette empathie et ce petit supplément d’âme qui nous différencient encore.

Un avis sur « S’emparer des IA pour optimiser ses contenus »