A l’heure du GEO, pour être visible, il faut être mentionné

Ça ne vous aura pas échappé, les moteurs de recherche sont en pleine mutation. Google n’est plus seul dans l’équation. Les utilisateurs posent désormais leurs questions à ChatGPT, Gemini, Perplexity ou Claude… et obtiennent des réponses instantanées, synthétiques, ultra-personnalisées. Ce changement n’est pas anodin, parce que ces interfaces deviennent une nouvelle porte d’entrée dans les parcours clients, avec un pouvoir de prescription inédit. Le GEO, Generative Engine Optimization, est une discipline encore émergente, qui ne consiste plus seulement à rendre un contenu trouvable… mais reconnu, repris et cité dans des réponses générées par l’IA.

Comment ça fonctionne ?

Aujourd’hui, ces modèles génératifs s’appuient encore en grande partie sur l’index de Google pour construire leurs réponses. Mais leur logique est différente. Ils ne listent pas, ils sélectionnent. Ils ne montrent pas, ils reprennent. Ils ne donnent pas le choix, ils prescrivent.

Pour exister dans ce contexte, les marques doivent donc miser sur :

  • La crédibilité des sources : signaux de confiance, preuves, citations tierces
  • La fraîcheur : contenu mis à jour, preuves temporelles, données 2025/2026
  • La spécificité : cas d’usage, détails concrets, comparaison enrichie
  • La diversité : verbatims, vidéos, images, fiches produits, formats riches

Comme le souligne Jérémy Lacoste, directeur de l’agence d’acquisition digitale Eskimoz

Les contenus personnalisés, contextualisés et actualisés sont ceux que les IA reprennent le plus.

Les stratégies evergreen trop génériques perdent en impact : ce n’est plus la quantité qui compte, mais la pertinence contextualisée.

Invisible, mais incontournable : l’entretien éditorial

Dans les coulisses, le travail des rédacteurs web se transforme mais reste stratégique :

  • Rechercher les contenus figés
  • Traquer les informations obsolètes
  • Réaccorder chaque page à la réalité de l’offre et du terrain
  • Redonner de la cohérence à l’ensemble

Ce n’est ni spectaculaire, ni visible. Mais ça change tout, parce qu’un contenu qui n’évolue plus désinforme, souvent malgré lui.

Les IA recyclent l’ancien en le présentant comme du neuf.
Le risque ? Laisser une image périmée circuler à grande vitesse.

La valeur du vrai : experts, clients & preuves sociales

Les moteurs génératifs valorisent fortement les sources humaines, que ce soit des témoignages clients, des retours d’expérience ou des verbatims, l’expertise incarnée est de nouveau à l’honneur. Pas de slogans, pas de déclarations de principe, du concret et du vécu. Parce qu’une marque citée par d’autres est une marque jugée crédible par les humains comme par la machine. On revient à une approche marketing très pragmatique, celle de la recommandation par des tiers. Sauf que cette fois, ce sont des modèles génératifs qui s’en font le relais.

Que retenir ?

Le GEO n’est pas une révolution du contenu. C’est un rappel à l’exigence. Publier utile avant de publier plus, maintenir la vérité d’une information dans la durée, faire parler celles et ceux qui vivent la marque, et créer du contenu qui mérite réellement d’être cité. Bref, remettre l’humain et l’actualité au centre de la production de « contenu vivant ». Parce qu’au fond, si l’IA doit nous citer, encore faut-il qu’elle ait quelque chose de juste à reprendre.

Publié par Karine Grobon

Rédactrice web SEO indépendante - Accompagnement rédactionnel - Conseil éditorial

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